vendredi 19 octobre 2012

"Rien de neuf, rien que du bleuf"


J’ai la plume saturée d’info
Elle me demande un peu de repos
Mais que faire de tous ce dépôt
De mots
Aigre doux qui me coupent la parole
C’est ironique que ça m’attriste
Car j’espérais pouvoir me taire un peu
M’éloigner du jeu
Pour en oublier les règles
Mais ma plume espiègle
A soif de rime,
Même quand elle trime
Elle arrive me convaincre
Qu’il n y a rien qu’elle ne peut vaincre
Ni le mal être, ni les peut êtres
Nul ne peut être aussi têtu
Et pourtant
J’aurais aimé un peu me taire
Trouver refuge dans le silence ou je me terre
Trouver la paix, oublier le rythme de la terre
Chercher à y voir un peu plus clair
Décider quel chemin faire…
Tout le monde parle en même temps
Je ne sais plus qui écouter
Je suis déroutée
Des voix qui tombent comme une pluie de certitudes
Des manuels qui me conseillent mon attitude
Si je veux un jour atteindre la bonne altitude
Une multitude de conditions
Pour améliorer ma condition
Des prisons enfermées dans des manuels
Tout le monde crache pelle mêle
Des opinions
Tout le monde veut des millions
Tout le monde veut être unique, de la même façon
En lisant des rubriques et des blogs fashion
Tout le monde dit la même chose différemment
Tout le monde prêche le même Dieu en haïssant
On vit tous le même enfer ironiquement
Alors qui ment et qui a compris ?
On est tous des cons pris
Dans un piège à rat
Et notre âme meurt à petit pas
On paraphrase des idées anciennes
Qu’on fait siennes
On rajoute quelques couches au superficiel
Pour y plonger plus profond  sans regretter l’essentiel.
Plus le temps de réfléchir
Gare à toi il ne faut pas fléchir
Le monde appartient à ceux qui agissent
C’est eux que le régissent.
Toi il ne te reste qu’un rêve entre  les mains
Parce qu’il n y a plus de place dans ta tête
Elle est remplie de phrases qui sonnent bien
De positions  que tu as attrapées sur tes chemins
Et de désirs que tu ne sais plus s’ils sont tiens
Ca fait si longtemps que tu ne t’es pas posé la question
Ils ne te laissent pas le temps.





mercredi 17 octobre 2012

I do not want heroes to die

I do not want heroes to die
When the system remains alive
I do not want soldiers to fall
When oppressors still rise
We trade lives for hope
Hope for change
But I see no changes born from hope
Just more rope
Given to the powerful
To hang our dreams
Above our heads
Close enough so we can dream
And far enough so we can keep dreaming
To ever reach them
So no
I do not want heroes to die
I want the system to die
Heroes are just simple humans
Born from injustice and despair
If the world was fair
We would know no hero
But since injustice reigns
Thousands are born every day.

lundi 24 septembre 2012

Ca ne marche plus


Bouche bée
Je ne peux que regarder ta bouche bouger
Sans autre option que de la boucler
Ca y est la boucle est bouclée
On a fait le tour de ce cycle vicieux
On a fini d’implorer les cieux
Pour que les choses aillent mieux
Je te regarde parler mon vieux
Mais j’avoue que je n’entends plus
Je suis déjà partie

ca y est j’ai donne
J’ai péché et pardonné
On s’est désappris prétendant qu’on se connait
L’amour ne suffit plus pour être heureux
Je prends mes clics et mes clacs je te dis adieu

J’observe de loin cette chorégraphie
Si bien appris
De blâmes suivis de larmes
Ou toutes les armes
Sont permises même le charme
Dans cette guerre pathétique
Sans éthique
Qui est devenue un tic
Dont seule l’issue importe
Car on a oublié la source en quelque sorte
Alors on claque les portes
Au lieu de prendre la porte
Car vivre l’enfer avec l’autre
Parait plus supportable, que l’inconnue solitude qui vit au-delà de la porte
Mais…
 ca y est j’ai donne
J’ai péché et pardonné
On s’est désappris prétendant qu’on se connait
L’amour ne suffit plus pour être heureux
Je prends mes clics et mes clacs je te dis adieu

Je sais ça parait lâche
Parce que t’as l’impression que je te lâche
Mais sache
Que quand on ne communique que par message
Texte et que je t’aime devient un aveu qui s’arrache
Comme un dernier argument qu’on crache
Alors qu’il nous reste quelques rancunes qu’on mâche
C’est signe que ça ne marche
 Plus
Je t’ai dans la peau
Donc tu comprends le topo
Je m’arrache une partie du cœur
Avant qu’il ne meurt
Pour nous libérer de cette douleur

ca y est j’ai donne
J’ai péché et pardonné
On s’est désappris prétendant qu’on se connait
L’amour ne suffit plus pour être heureux
Je prends mes clics et mes clacs je te dis adieu


mercredi 12 septembre 2012

A toi frere


A tes larmes jamais pleurées
 Asséchées par l’adversité
A ton âme invaincue
Et ton cœur abattu
A ton courage que je salue
Et ta rage
Que je reconnais dans mon miroir
A l’odeur qu’elle dégage
Aux mensonges qu’elle saccage
Quand elle s’échappe de sa cage
A ces pages qu’on n’a pas su tourner
A ses cauchemars qu’on a maintes fois retourner
Avant de changer de livre
Pour pouvoir être libre et enfin vivre.
A ces non-dits
Qu’on a transformé en écrit
Aux puits vides
Ou on a puisé l’amour
Et aux pluies acides
Qui ont fleuris notre parcours
De miracles déguisés en obstacles
A toutes les claques de la vie
Qui ont fait qui je suis
A la nuit qui m’a tout appris
Et qui t’as presque tout pris
A la peur tranchante  qui a aiguisé notre courage
A tous ces mirages
Qui nous ont fait descendre de nos nuages
A toi frère de plume
A tous les phares que tu allumes
En ravivant les émotions
 Que la vie a essayé d’éteindre
A toutes les passions qu’elle ne t’a pas empêché  d’étreindre
Aux questions difficiles que tu te poses
Et aux réponses faciles que tu oses
Réfuter
T’es bien plus futé
Que ça…
A toi frère de plume
Juste pour te dire mon respect
Mon amitié
Et te rappeler même si tu le sais que :
Si un jour le gouffre t’attire
Rappelle-toi que tu as connu pire
Ton chemin n’était pas adoucit a la cire
Ton destin t’a endurci
Mais t’as laissé une éclaircie
Et tu peux lui dire merci
A l’écrit




lundi 10 septembre 2012

Monday blues freestyle


Now I know, pure beauty is pressed out of pain,
Taming adversity to remain sane,
 Letting the blood in my vain
Speak through my pen!
I have got nothing to claim
No fame no blame game
I just want to quiet the ache
It is just for my sake
Selfish but not vain
I’ll be lying in vain
If I said
This was made
To share or to care
I just wanna bleed on paper
And maybe plant a seed for you to remember
Could I be so lucky will you remember?
Will I get the fruits?
Or turn into a suit
Crush my dreams with pressure
With “I am not too sure”
I don’t want to know about the future
I’ll just let my hurts become a river of ink
That will flood my notebook and sink
My pain far down
Let me be in sync with my soul again.

lundi 27 août 2012

ADHESION (petit freestyle ft 1Key)

L'origine
















Natmuz
J'écris comme on tâte son pouls
Pour pincer le vide et tenter de ressentir, respirer, reconquérir mes émotions

C'est un peu ma façon
De ne pas sombrer dans l'abysse de la désillusion

Eric One-key
Trois minutes que je cherche un sujet
Puis là je laisse tomber, sh8 pas obligé
C'est un freestyle
Deux, trois vers, puis je me taille

Natmuz
Tous les jours je fais semblant de piger a quoi ça rime
pourquoi on rime quand on écrit
pourquoi on frime au lieu de vivre
pourquoi on mime
des gestes collectifs?

Eric One-key
Notre art, c'est surtout l'effort de rimer
En tout cas ceux qui le pratiquent pour frimer
Je dois dire que ce n’est pas trop le choix facile
Car à trop vouloir prouver qu'avec les mots on est habile
Et qu'avec les rimes on est plus agile
On finit avec une balle dans le pied
Plein de lettres vides sur des bouts de papier

Natmuz
Pourquoi ces crimes sans motifs
contre ses propres convictions
A quoi ça sert d’avoir une opinion
Si on n’a pas le droit de se poser des questions
A quoi ça sert d’être different
Si l’exprimer cause des differends
A quoi ça sert d’aimer
S’il aime ce que t’es mais…
Espère que tu sois plus ou moins comme dans son rêve

Il n y a pas de trêve
Jusqu’à ce que tu creve
Tel ou tel voudra un jour ou l’autre
Que tu ressembles à une autre
Que tu te vautre
Dans le confort
De l’idée que tes idées ont du renfort

Eric One-key
C'est comme quand on a faim
On parle même de sa fin
Mais une fois le ventre plein
Quand on est bien rassasié
On se rappelle même plus pourquoi on criait
L'humain est un éternel insatisfait
Peut-être que c'est ça qui fait
La base de notre curiosité
La raison de quitter
Le village et s'installer dans la cité


Natmuz
Et si tu mort à l’hameçon
Tu te feras mal à l’âme sans
Chemin de retour
Je n’essaie pas de te faire la leçon
Mais des fois je suis terrorisée
Par la peur qu’on a d’être la risée
On en devient paralysEs
Comme incapable d’extérioriser
Ce qui vraiment au cœur de nos cœurs
Et c’est la langue de bois
En proie à la peur d'être toi
comme si tu ne voulais pas entendre ta propre voix
noyée dans le chœur
pour protéger ton cœur


Natmuz


Et tu adhères, tu adhères, tu adhères
Tu adhère à la cause à la pose
Au morose
Tu adhères quand ils causent
Tu adhère même quand c’est amer
Tu apprends à te taire
Tu adhère
 A l’ ordinaire
A l’éphémère
Au pas clair
Au système
Si t’aime
Ou t’aime pas
Ne compte pas
Moi j'ai faim
d'une faim sans fin
De liberté
Non limitée par une société
hypocrite
qui cite la tradition
pour t'enfermer dans sa prison
et se rappelle qu'on a changé d'époque
pour te faire porter le froc
quand ça les arrange!


Eric One-key
C'est peut-etre la peur de se mettre au dépourvu
On dira beau qu'on aura tout vu
Mais une personne qui se ballade nue
Dans la rue sans scrupule
Sang-froid, dans le froid sans pull
On l'appellera une folle
Et nul ne veut qu'on colle
Ce nom sur sa personne
Alors on se cache dernière des mots
Pourtant on voudrait crier très haut
Mais le monde boucherait ses oreilles
Et notre expression ressemblerait au bruit des abeilles
Alors on crie à voix basse
Mais cela ne suffit pas... hélas


Natmuz

Que dis-tu 1 key ?
qu'on est pris
qu'il faut baisser les armes
arrêter de sonner l'alarme ?
Pour vivre une vie sans charme
pour paraitre normal
porter un bâton anal
Et se tenir droit, pour rester dans les annales
Comme des gens banals
 Qui ont su se tenir à carreaux
De l'autre cote des barreaux
Pour mourir en héros inconnus
Qui ne se sont jamais mis à nu
Non je préfère rester une folle convaincu
Une âme invaincu
Et pouvoir dire j'ai vécu!



Eric One-key
On est artiste, on créé un pont
Entre le réel et l'imaginaire avec notre don
On s'exprime pour pas seulement pour nous
Mais pour ces autres que le monde appelle fous
On pense seul mais surtout
Pour les plus démunis sans voix
Pour leur dire qu'ils sont pas seuls sur cette voie
Et que c'est normal d'être ce qu'on est
Si on nait ainsi
C'est que la nature nous a choisi
Pour faire partie de son décor
Avec tout notre etre: âme, esprit et corps