vendredi 3 mai 2013

Tout passe tout trace


Révolu
Le temps où
Quelques tours de passe-passe
Avec des mots
Suffisait à boucher les crevasses
De mon coeur
Quand la vie me mettait dans l’impasse.
Je suis
Au tournant où tout trace, tout passe
Les uns se cassent
Les autres s’effacent
Dieu merci il en reste qui m’embrassent!
La plupart se mettent à ma place
Pendant que je brasse
Dans une marre de poisse
Dont moi seule connais la masse
Alors je souris avec grâce
Quand les regards me déplacent
Car je ne suis nul part à ma place.
Je porte ma carapace
Tout passe, tout trace
Les certitudes se tassent
Les miroirs se cassent
Le futur trépasse
Donc les projets…c’est une belle farce.
Tout passe, tout trace
Même la plume se lasse
Même la plume se lasse
Même la plume se lasse
Même la plume se lasse!
Révolu
Les poèmes qui s’amassent
Au fond de mes yeux, pour couler en masse
Et libérer la place
Aujourd’hui je garde tous les maux que je ramasse
Et des mots, inutiles s’entassent en pile de crasse
Qui, sur mon sourire, laissent des traces
Pendant que peu à peu mon ame s’efface
Car ma plume ne sait plus dessiner des émotions qui la dépassent
Hélas, hélas, hélas,
La vie est une garce
Mais je dois lui faire face
Je dois lui faire face
Alors je me relève avec classe
Et j’époussette ma carcasse
De tout  façon tout passe, tout trace
Un jour cette vérité me laissera de glace
En attendant, a l’école de la vie je tente d’être première de classe

jeudi 14 février 2013

L'objet de mon desir


Quand tu veux crier, pleurer, rire en même temps
Que ta vie prend une pente dangereuse
Et que tu appuyes sur l’accélérateur.
Quand ton moteur est à deux doigts d’exploser
 Mais que tes yeux, perdus dans le brouillard de tes peurs
Ignorent exprès le compteur
 Quand ton cerveau carbure à l’imagination,
 Que la réalité et la fiction
Font l’amour avec passion
Et que tu ne sais plus faire la distinction.
Tu es heureux mais incomplet,
 Tu as ce qui te plait
 Mais tes plaies semblent se rouvrir
Au moment même où tu vas jouir.
Tu as passé ta vie à fuir
Mais ton passé
T’attend tranquillement devant,
 Tu lui es redevant,
Tu mens, tu mens, tu mens, mais tu te mens !
 Tues tes monts d’excuses et va de l’avant !
Quand ton cœur bat un  peu trop vite,
 Réclamant à tout prix, quelque chose, il ne sait pas quoi,
Il n’arrive pas à y mettre le doigt,
Mais c’est tout ce qu’il manque à sa joie.
Il souffre hypermétropie,
 Le cerveau s’atrophie,
 Il veut ce qu’il voit de loin,
 Oublie de voir ce qu’il a, qui est de loin,
 Plus attirant même de près...
Mais il souffre d’hypermétropie du cœur
Qui atrophie le cerveau.
Je place l’objet de mon désir, inaccessible, sur un piédestal
Ma tête me dit qu’il faut que je détale
Mais mon corps cale
Mon cœur râle
Et je deviens pale
Face à ce sentiment fatal,
Qui menace ma santé physique et mentale
L’objet de mon désir me promet un voyage sans escale
Juste un baiser et je serais en phase avec les étoiles
Un rêve si intense que ça  fait mal
Ma réalité est en phase terminale
Face au désir, elle s’affaiblit
Elle pâlit
Ma vie est un champ de bataille
Mes jours mornes ont un adversaire de taille
Il connait toutes mes failles dans leurs détails.
Je le sais, je l’ai créé…et maintenant j’en suis l’esclave
Minable comme une larve
Parce qu’il me faut rien qu’une taf
Pour pouvoir faire mon taf !
Je suis accro à la cigarette 
C’est comme ça à chaque fois que j’arrête.

  

vendredi 8 février 2013

Mélancolie


Mélancolie
Tu ne me quittes pas
Je t’ai offert mes années les plus confuses
Mes journées les plus diffuses
Mes solitudes voulues
Mes habitudes révolues
Mes regrets balayés
Mon passe raturé
Mes cicatrices inoubliées
Mes volontés pliées
Mes pensées paranos
Mes instincts animaux
Mes poèmes avortés
Mes amours reportés
Mes futurs classifiés
Mes rêves momifiés
Mes contrats terminés
Mes souhaits éliminés
Mes erreurs éternelles
Mon besoin maternel
Mes escapades charnelles
Ma chambre pèle mêle...
Mélancolie, insatisfaite
Je t’emmène à la fête
Je t’ai donné
Toutes ces années
A dessiner sur mon sourire
Tes nuages mystérieux
Teintés du ton mielleux
De mes promesses non tenue
 Te voilà revenue
Envahir mes joies tamisées
Mes journées tapissées d’amour
Que je vis avec nostalgie déjà
Mélancolie
Tu ne me quitteras pas

lundi 4 février 2013

Hotel room


I just wanna
 Go home
And think about you
It’s cold outside and
There is no one to
 Go home to
I just have a bed
And the company
Of your memory.
And the agony
Of
Happier moments
 Crawling through my mind.
I just wanna go home
And think about you
I’m cold inside
And
with emptiness by my side
I have more room
For more pain
To rot
My soul.
The roots of my tears
Plant their blades
Into my heart
And tie a knot
Inside my throat.
I just wanna go home
and cry myself dry
Every day I try,
 All day long
I pretend I am fine
I smile.
But I can’t wait to go home
And
   


vendredi 4 janvier 2013

We carry wounds

I carry wounds with me
Everywhere I go
I carry wounds
Well hidden
in my heart's darkest corner
So dark the shape of it is broken
I carry wounds but so do you
Though I cant see them
They build a wall between you and me
I try to talk to you
but my words bounce back to me
Like a punch in the face
you don't get my message
your eyes are cold
and your soul is hidden behind the wall
my heart burns with pain
and I cry in vain
coz love slipped between my fingers
I cry rivers
that flow to an ocean of despair
So I wait for time to repair...me
I am so confused
How did things get so wrong?
It wasn't so long ago
we were brothers
we were sisters
we were friends
we were lovers
Now we are strangers.
Now we are strangers?
What could have turned so wrong?
Some people say
Life gets in the way
Then all you can do is watch in dismay...
Flash backs keep coming back
In the mind
Of a blind empty heart
left with a question mark
and "love sucks"
on my t-shirt
feeling like dirt
because the world is upside down
and I am covered in mud
A flood
of unanswered questions
get me lost in reflection
What could have turned soooo wrong????
It wasn't so long ago
we were lovers
We were brothers
we were friends
Now it's the end???
Now I try to draw a way back to your heart
with my words
Now all I have is hope
That my memory is a scar
that will itch you, no matter how far
you go...
and make you come back to me.
Come back to me!

lundi 12 novembre 2012

Mera Neza


Il m’a emmené dans un endroit à la beauté vierge.
Dans un moment si divin qu’on allumerait un cierge,
Il m’a raconté la vie de la nature
De sa voix la plus pure.
Le parcours de Nyabarongo des montagnes a la mer…
J’ai écouté ce conte en m’imprégnant de tout l’espace vert
Qui rafraichissait mes poumons de ses caresses de menthe
Pendant que lui marchait dans une bouse de vache assez récente.
Je riais, en réfléchissant : la vie est une miraculeuse évidence 
Dont la beauté se suffit à elle-même, elle est sa propre essence
Et son propre moteur,
Elle se délecte de sa propre saveur
La mer abreuve la montagne de pluie qui, reconnaissante, lui répond
En lui dessinant des cours d’eau et des rivières en forme de serpent,
Qui la gonfleront d’un immense plaisir
Une fois que ce message pourra lui parvenir.
Suspendue sur un rocher, mon regard s’envolait par-dessus la vallée
Pour se poser sur un pic audacieux qui pénétrait le ciel voilé
De là j’admirais la rivière aux mille facettes dont le prénom
Muait selon les villes visitées, tout en gardant sa robe ocre de renom.
Moi j’absorbais émerveillé l’immensité de l’univers
Qu’il me soufflait de sa bouche pleine de mystères.
Il parlait de tous, des fois en ne disant rien
 J’écoutais religieusement, le cœur plein.
Il m’a aussi raconté l’histoire d’un homme qui prêchait l’amour
A une époque ou les gens du pouvoir nourrissaient la cour
Des croyances du peuple et la maintenaient avec ses espoirs
Tous les messagers de lumières étaient bannis, pour le garder dans le noir
C’était la loi et la loi était devenue une coutume qu’on portait comme un costume
Pour ne l’enlever que dans l’intimité la plus intime, loin de tous regards suspects
Par prudence on choisissait le silence si l’on souhaiter garder le respect.
Pour oublier cette image suffocante nous avons fait la course dans les bois
Pour provoquer des rires essoufflés que nous avons apaisés avec des baisers de joie.
En partant, j’ai laissé mon chapeau à la colline par mégarde
Pour lui remercier de tous les bons souvenir que j’en garde.
C’était un excellent weekend.